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Good in Bed, Jennifer Weiner

Titre: Good in Bed
Auteur: Jennifer Weiner
Langue: Anglais
Titre en français: Alors, heureuse?
Genre: Chick Lit
Nombre de pages: 400
ISBN-10: 0743418174
ISBN-13: 978-0743418171
Éditeur: Washington Square Press










Résumé: For twenty-eight years, things have been tripping along nicely for Cannie Shapiro. Sure, her mother has come charging out of the closet, and her father has long since dropped out of her world. But she loves her friends, her rat terrier, Nifkin, and her job as pop culture reporter for The Philadelphia Examiner. She''s even made a tenuous peace with her plus-size body.

But the day she opens up a national women''s magazine and sees the words "Loving a Larger Woman" above her ex-boyfriend''s byline, Cannie is plunged into misery...and the most amazing year of her life. From Philadelphia to Hollywood and back home again, she charts a new course for herself: mourning her losses, facing her past, and figuring out who she is and who she can become.


Traduction: Jusqu'à présent, tout allait bien pour Candace Shapiro. Vingt-huit ans, trop de rondeurs mais beaucoup de charme et suffisamment d'esprit pour s'être imposée comme journaliste. Elle avait même fini par accepter que papa ne revienne jamais, que maman soit amoureuse d'une femme et que Lucy, sa petite sœur, danse les seins nus pour arrondir ses fins de mois. Mais le jour où elle découvre sa vie sexuelle relatée par le menu dans un grand mensuel féminin, ce jour-là... tout déraille. Le responsable de cette délicate attention ? Bruce, son ex, qui, à l'évidence, vit lui aussi de sa plume en confiant à l'Amérique tout entière le détail de ses amours avec une femme " différente " ! D'abord furieuse, Candace a le choix : sombrer dans la dépression... ou rebondir et donner raison à celles qui pensent que, oui, on peut être heureuse sans avoir à mincir !


***

J'ai finit ce roman depuis belle lurette, mais je ne me sentais jamais assez courageuse pour m'asseoir et écrire mes impressions de cette lecture. Je crois avoir été séduite du fait que le personnage principal était une femme ronde, mais aussi par ce bout de résumé qui rejoint un grand pavé de mon introspection : "...She charts a new course for herself: mourning her losses, facing her past and figuring out who she is and who she can become." Cela allait de soi que je décide de lire ce roman; il était comme un signe tant attendu, une sorte de repère pour m'aider à vivre ma bataille personnelle.

D'emblée, j'ai adoré Candice Shapiro pour la force qu'elle fait preuve pour relever chaque épreuve de sa vie, et souvent même sans qu'elle ne s'aperçoive qu'elle est doté d'une telle force. Comme la plupart des gens meurtris, blessés, cassés, Candice bâtit sa carapace dans l'humour sacarstique et cynique par rapport à la majorité des aspects de sa vie et des périodes houleuses qui l'ont marqué. Donc, autant le roman peut émouvoir certains, il pourra aussi les faire rire quelques lignes plus tard. Il y a un passage dans le roman qui m'a beaucoup touché, celui où elle revoit son père après tant d'années. Jennifer Weiner a tellement bien décrit la déception et la colère accumulé depuis l'enfance de Candice, il est impossible de ne pas ressentir pour Candice. On s'imagine devant ce père qui en a tout simplement rien à foutre, et on voudrais le gifler à la place de Candice! À toutes celles qui ont eu un père absent et indifférent, vous vous reconnaitrez assurément.

Évidemment, qui dit "chick lit" dit aussi quelques passages prévisibles, et c'est le bémol de ma lecture. Je n'aime pas être capable de connaître la suite avant même de l'avoir lue exactement que je déteste connaître la suite d'un moment d'un film avant même que cela ne se produise.  Le lecteur est moins captivé, moins motivé. Par contre, Weiner se rattrape tout le temps dans sa manière de raconter son histoire et d'y insérer un brin d'humour qui nous aide à passer à travers ces prévisions et qui redonne le plaisir de lire son roman. Autrement dit, Miss Weiner est une bonne raconteuse! Et c'est tant mieux pour elle surtout étant donné que Good In Bed était son premier roman.

Pour ceux qui s'attendent seulement à ce que ce soit un livre chick lit débile sans but, j'ai le plaisir de vous argumenter. Puisque le personnage vit des moments de remises en question ou tout simplement des moments de mises en question, Jennifer Weiner a aussi entremêlée des leçons de vie ou des morales importantes à son histoire. Par exemple : "Things happen, you know? That's my one big lesson from therapy. Things happen and you can't make them unhappen. You don't get do-overs, you can't roll back the clock, and the only thing you can change, and the only thing it does any good to worry about, is how you let them affect you." Ce passage m'est resté longtemps dans le crâne, et je pense bien le garder quelque part sur un bout de papier pour pouvoir m'en souvenir à tous les jours.

Alors, oui, c'est de la bonne Chick Lit qu'on peut lire sur la plage, un bonne lecture de chevet pour les filles, mais le moins qu'on puisse dire c'est que Jennifer Weiner fera son chemin dans notre esprit avec son histoire.

Shoe Addict Anonymous

Titre: Shoe Addicts Anonymous
Auteur: Beth Harbison
Langue: Anglais
Titre en français : Shoe Addicts
Genre: Comédie, Chick Lit
Nombre de pages: 336 pages
ISBN-10: 0312364687
ISBN-13: 978-0312364687
Éditeur : St-Martin's Griffin













Résumé: Helene Zaharis's politician husband keeps her on a tight leash and cancels her credit cards as a way of controlling her. Lorna Rafferty is up to her eyeballs in debt and can't stop her addiction to eBay. Sandra Vanderslice, battling agoraphobia, pays her shoe bills by working as a phone-sex operator. And Jocelyn Bowen is a nanny for the family from hell (who barely knows a sole from a heel but who will do anything to get out of the house).
On Tuesday nights, these women meet to trade shoes and, in the process, form friendship that will help them each triumph over their problems - from secret pasts to blackmail, bankruptcy, and dating. Funny, emotional, and powerful, Shoe Addict Anonymous is a perfect read for any woman who has ever struggled to find the perfect fit.

Traduction: DU SEXE EN BOÎTE. VOILÀ CE QUE C’ÉTAIT. DU SEXE EN BOÎTE... TROUBLANT, EXCITANT, DÉCADENT. Certaines femmes, paraît-il, n'atteignent jamais le plaisir. Lorna, Hélène, Sandra et Joss, quant à elles, savent très bien comment monter au septième ciel : il leur suffit de regarder, toucher, essayer et - comble de jouissance - s'offrir les plus belles chaussures de luxe must have du moment en faisant exploser leur compte en banque. Le problème, c'est qu'elles ne peuvent pas se contrôler. Ces droguées aiment les chaussures de manière compulsive, démesurée, irrationnelle, passionnelle... elles sont addicts. Et pour que leur plaisir ne reste pas solitaire, l'incorrigible acheteuse sur eBay endettée, la femme de sénateur, l'hôtesse de téléphone rose agoraphobe et la jeune baby-sitter harcelée par sa patronne, quatre pointures identiques, décident de former le club des "Shoe Addicts". Chaque semaine, elles se retrouvent pour échanger escarpins, mocassins, sandales et autres petites paires aussi divines qu'irrésistibles... Mais bien plus que leur addiction commune, les quatre amies vont rapidement partager de nouveaux secrets. Des fardeaux jusque-là inavouables et devenus trop lourds à porter...

***

J'imagine que la plupart des gens répugnent à vouloir entendre parler de cette tendance littéraire de « livres de filles » ou plus communément surnommée « Chick Lit ». Pourtant, catégoriser Shoe Addicts Anonymous de « Chick Lit » serait sous-estimer le potentiel de Beth Harbison et banaliser l'histoire ainsi que ses personnages.

Dans ce roman, Beth a exploité cette obsession commune qu'ont les filles (avouons-le) pour les souliers afin de rejoindre différents groupes de personnes qui, avec un seul point commun et différents problèmes, se complètent de manière salvatrice. Ce qui m'a séduite durant toute ma lecture, c'est que ses personnages (Lorna, Sandra, Helene et Jocelyn) sont d'une réalité frappante comme si Beth parlait de notre amie ou bien de cette fille qu'on a croisée dans la rue.
Malgré le sérieux de sa situation financière, Lorna nous est présentée de manière plutôt comique, mais on y perçoit l'angoisse de vivre avec autant de dettes, mais si peu de moyens. Elle m'a aussi semblé représenter les filles qui se sous-estiment après un certain âge et voient plus qu'elles font encore tourner les têtes malgré le temps, la vie et les blessures.
Nous avons beau ne pas avoir la vie de femme de sénateur, la plupart d'entre nous pourront se reconnaître à travers cette femme qui a voulu s'oublier, influencée par ses peurs, pour l'accommodement et la sécurité financière au détriment de ses réels besoins.
Sandra, quant à elle, pourra ou ne pourra pas rejoindre toutes les lectrices sans pour autant en être le moins attachante. Et c'est elle qui m'a le plus marquée durant tout le bouquin parce que nous souffrons de problèmes semblables : angoisses en public, estime de soi quasi inexistante, soucieuse de l'apparence, etc. Sans exagération, Beth Harbison a donné vie à un personnage qui est un miroir de la souffrance psychologique dont certaines filles ont dû subir tout au long de leur enfance, et qui n'ont jamais réussis à s'en débarrasser rendu à l'âge adulte. Ce qui est merveilleux, c'est de constater les progrès et les changements dans sa vie d'agoraphobique. J'imagine que cela donnera un brin d'espoir aux lectrices stéréotypées « Sandra ».
Finalement, Jocelyn, la nanny dévouée aux enfants d'une famille de sans-cœur, sera probablement vu comme le portrait-souvenir de ce que les femmes ont été quand elles étaient une twenty something woman. C'est l'impression que son personnage m'a donnée, je suis moi-même une twenty something, et je trouve que Jocelyn est à craquer avec son innocence et son désir de toujours vouloir bien faire pour contenter tout le monde. Par contre, je me suis souvent demandé au cours de ma lecture pourquoi elle subissait tous les coups de vache que sa patronne lui faisait et c'en était enrageant. Sans trop en dévoiler, vers la fin du roman, il était temps qu'elle apprenne sa leçon et se fasse une raison.

Le fait est donc établi, j'ai adoré la véracité des personnages. On pourra dire que ce sont des personnages typiques d'histoires de filles; pourtant, je trouve que c'est à travers ces vies stéréotypées que Madame-Tout-le-Monde pourra s'identifier aux personnages, parce que nous vivons tous un stéréotype et que parfois, ça fait du bien de l'assumer.

Et à part les personnages? Est-ce que l'histoire en vaut la peine? Oui, elle vaut la peine d'être lue. Premièrement parce que c'est quasi assuré de se reconnaître à travers cette lecture légère, mais écrite de manière experte avec un humour intelligent. Deuxièmement, parce que la morale de ce premier tome des Shoe Addicts porte à réfléchir sur la manière dont une personne peut regarder et affronter ses problèmes de la vie courante. Se faire plus confiance et s'écouter plus souvent. Du moins, ça l'a été pour moi.

Pour les Shoe Addicts de ce monde, vous ne serez pas déçues des souliers retrouvés dans ce roman! Beth Harbison a chaussé ses girls avec style et goût. Même si parfois elle ne décrit pas les souliers swappés durant leur rencontre hebdomadaire, je suis certaine que les connaisseuses pigeront tout de suite quelle paire de souliers elle mentionne! Par contre, je serais prête à investir une petite somme pour voir les créations du designer italien prendre vie...

J'ai fermé ce livre complètement charmé par le style de Beth Harbison, et déçu de ne plus pouvoir rigoler « avec » Sandra, Lorna, Helen et Jocelyn. Par contre, je suis consciente que certaines personnes se lasseront rapidement du genre, comparant immédiatement Shoe Addicts Anonymous avec des séries télé à succès telles que Sex and The City, Desperate Housewives, Lipstick Jungle, Cashmere Mafia, etc. Même si la tendance est bel et bien incrustée, je conseillerais de donner une seconde chance à Shoe Addicts rien que pour l'humour qu'on retrouve dans ce livre et l'obsession des souliers (et si vous niez, je pique votre plus belle paire, on verra qui a raison!).

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Ce blogue est avant toute chose ma petite archive virtuelle des romans que j'ai lus, une sorte de carnet de lectures où je laisserai mes impressions sur les romans et les auteurs qui me marqueront au fil du temps. Je n'ai pas comme but d'inciter à lire les bouquins qui figureront ici, mais plutôt de partager avec les autres une passion commune et d'échanger sur celle-ci.